Le 14 janvier 2025, Moussa Saïb, ancienne gloire de la JS Kabylie (JSK), s’est exprimé dans le journal Compétition sur les défis et les attentes autour du club cette saison. L’ancien joueur a évoqué les choix pour le poste d’entraîneur, les lacunes de l’équipe et les perspectives de redressement.
Quel genre d’entraîneur pour la JSK ?
Interrogé sur le profil idéal pour diriger l’équipe de la JSK, Moussa Saïb a adopté une approche réaliste : « Je ne suis pas au cœur du club pour vous dire exactement. On a tendance à dire « grand entraîneur », mais un grand entraîneur pour un grand championnat ! Il faut être réaliste : nous avons un championnat moyen. L’année dernière, par exemple, deux entraîneurs sans grand CV ont tout de même sauvé le club. »
Il a ajouté : « Je pars du principe qu’il faut donner une chance à quelqu’un de courageux, qui connaît le championnat. Est-il sûr de ramener quelqu’un de l’étranger qui assurera la réussite ? On ne sait pas vraiment. Plusieurs ont fait leurs preuves en Algérie, donnons-leur une chance. »
Les choses peuvent-elles être réglées ?
Pour Moussa Saïb, le redressement est possible, mais plusieurs changements sont nécessaires : « Pour sauver le navire, il faut trouver un entraîneur à la hauteur, et des éléments de qualité pour renforcer l’équipe et remplacer ceux qui n’ont pas donné satisfaction. Sinon, ce sera du pareil au même. »
Il a insisté sur l’importance de la discipline et de l’engagement : « Rien n’est encore joué, ils peuvent renverser la situation, mais il faudra se remettre en question. Les joueurs doivent faire correctement leur travail et se ressaisir, et les dirigeants également. C’est malheureux de voir la JSK ainsi, malgré les moyens à disposition et les fans qui suivent l’équipe partout. »
Bilan du recrutement et problèmes internes
Saïb a aussi pointé du doigt le recrutement : « Le recrutement effectué, je ne peux pas le critiquer, mais certains joueurs n’ont pas donné satisfaction. Les dirigeants ont eu le temps pour faire un recrutement bien étudié. Mais quand on arrive à la mi-saison et qu’on constate que beaucoup d’éléments n’ont pas donné satisfaction, quelque part, on a échoué dans le recrutement. »
Enfin, il a abordé le climat interne du club : « Quand il n’y a pas de sérénité dans le club, voilà le résultat. Je trouve qu’il y a beaucoup de choses au sein du club qui ne vont pas bien. Quand on voit un entraîneur démissionner de cette manière, il y a forcément quelque chose que nous ne savons pas. En tant qu’entraîneur, on ne démissionne pas juste comme ça. »

